Vote Amnistie/Licenciements boursiers : Le PCF appelle au rassemblement jeudi 16 mai à 12h devant le siège des élus socialistes du Calvados, rue Paul Toutain Caen


Fort de la puissante manifestation parisienne du dimanche 5 mai 2013 « Contre l’austérité et la finance, marche citoyenne pour la VIème république », le Front de gauche entend poursuivre la mobilisation de toutes celles et ceux qui exigent la mise en œuvre d’une politique de changement.

Le 14 mai 2013, le Sénat débattra à nouveau du projet de loi sur l’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013 portant sur la « sécurisation de l’emploi ». Si le MEDEF y a beaucoup gagné, les salariés, eux, vont voir leurs conditions de vie et de travail se dégrader encore plus avec une flexibilité accrue, une accélération des licenciements et une réduction des possibilités d’agir en justice pour réparer les préjudices commis.

Le 16 mai 2013, à l’initiative des élu-e-s du Front de gauche, l’Assemblée nationale débattra de deux de leurs propositions de loi portant sur l’amnistie sociale et sur l’interdiction des licenciements boursiers. Malgré la volte face scandaleuse du gouvernement, le PCF appelle les députés à adopter, comme l’a fait la majorité sénatoriale le 27 février dernier, la loi d’amnistie sociale visant à ce que des militants syndicaux, des salariés injustement condamnés dans le cadre de conflits du travail puissent être réhabilités dans leurs droits et retrouver ainsi leur dignité. Derrière cette loi d’amnistie se joue aussi la condamnation de la politique sarkosyste dont la brutalité contraint nombre de salariés, de militants syndicats et associatifs à se mobiliser et à agir.

En mettant en débat dès le 16 mai à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à interdire les licenciements boursiers, notamment aux entreprises qui font des bénéfices et versent des dividendes à leurs actionnaires, le PCF souhaite donner aux salariés une plus grande protection et d’avantage de moyens pour se défendre et faire prévaloir leur droits face à la dictature de la finance.

En votant cette loi les élus de gauche s’honoreront, en permettant aux salariés et à leurs représentants de peser plus efficacement sur les stratégies patronales.