Un grand service public du logement, vite ! POUR LE DROIT AU LOGEMENT POUR TOUS CONTRE LES EXPULSIONS

MANIFESTATION

LE 16 MARS 2013

14h30 Place du Théâtre

POUR LE DROIT AU LOGEMENT POUR TOUS

Contre les expulsions


13 mars 2013

Miroir aveuglant de la société néo-libérale dans laquelle nous vivons, la crise du logement est devenue une véritable crise dans la crise et, pour beaucoup de Français, un accélérateur emblématique de toutes les injustices sociales. Elément indispensable et structurant de la vie, le lieu d’existence quotidienne n’a jamais été autant traité comme une vulgaire marchandise, soumis à toutes les spéculations de l’époque. L’accès au logement, valeur fondamentale de la République pour tous, reconnu comme un droit par l’ONU, est-il encore une priorité nationale quand simplement se loger devient un luxe et pour certains une totale impossibilité, dans les coeurs des grandes villes, dans les périphéries désavantagées, voire dans les nouveaux espaces périurbains, et même désormais dans les zones rurales ?

Les chiffres sont têtus. A la fin des années 1980, la dépense des ménages en matière de logement atteignait en moyenne 12,5% du budget d’une famille. Elle représente désormais près de 25% ! Jamais dans toute notre histoire contemporaine les citoyens n’ont consacré d’efforts financiers aussi importants pour se loger. À l’opposé, jamais l’effort financier de l’État n’a été aussi réduit. Alors que le secteur pèse environ 25% du PIB de l’économie nationale, rappelons que, actuellement, cet effort national en matière de logements n’atteint même pas les 2% des richesses produites, contre 4% il y a trente ans ! Pourtant, durant les trois décennies en question, les professionnels du secteur, les bailleurs ou autres marchands et administrateurs de biens, comme les agences immobilières, se sont enrichis à hauteur de près de 500 milliards € de profits…tandis que les classes populaires se sont enfoncées dans la paupérisation. Les dernières statistiques montraient par exemple que, en 2010, près de 65 milliards € de « profits monétaires », selon l’expression consacrée, avaient été réalisés en France par les locations de logements, de locaux à usage professionnel, voire par certaines activités « d’intermédiation sur le marché immobilier » (sic). La sacro-sainte loi du marché dans toute sa splendeur…

En ce domaine comme en d’autres, l’arrivée de la gauche au pouvoir a soulevé un immense espoir, et le volontarisme affiché par la nouvelle ministre du Logement, n’est pas en cause. Ce qui le sera peut-être à terme, c’est bien l’absence de moyens structurels tout au long de la mandature. Car une interrogation demeure : ce gouvernement aura-t-il la volonté de développer un grand service public national décentralisé du logement et de la ville, qui permettrait, enfin, une maîtrise publique et une maîtrise financière ? Rien n’est moins sûr. La réduction des déficits publics comme l’atomisation des principaux budgets s’inscrivant dans la ligne « austéritaire » du traité budgétaire européen ne laissent rien présager de bon. Les intentions et les gestes symboliques n’y suffiront pas.

La ministre le sait : changer de logique est non seulement « possible » mais « indispensable », selon ses propres mots. Produire suffisamment de logement accessibles partout où les besoins existent, réguler les marchés et maîtriser le coût du logement pour défendre le pouvoir d’achat des ménages, lutter pour moins d’injustices et plus de solidarité, construire une ville équitable et durable : voilà ce que serait le cahier des charges d’un vrai « Contrat social », donnant à la politique du logement un vrai souffle pour répondre aux immenses besoins de logements sociaux en France et en attente de constructions dans le Calvados.

MANIFESTATION LE 16 MARS 2013 14h30 Place du Théâtre POUR LE DROIT AU LOGEMENT POUR TOUS Contre les expulsions

En France : • 5 millions de privés d’emploi, • 8 millions de « pauvres » • 10 millions de mal logés. • Des logements, des locaux, publics et privés sont inoccupés. • Les loyers au regard des revenus sont inabordables. • La rénovation des logements est une question de santé public et de dignité humaine.