NON AU TRAITE D'AUSTERITE

Tout au long de la campagne des élections présidentielles et législatives, le Front de gauche n’a eu de cesse que de montrer la voie du véritable changement en montrant le cap avec les propositions de son programme L’Humain d’abord. Cette dynamique ne s’est pas essoufflée. Cette année encore, la Fête de l’Humanité a été l’évènement politique de la rentrée où se sont retrouvés la jeunesse, celles et ceux qui luttent. Nous y étions 650 000. Dans toutes les allées de la Fête, militants communistes, du Front de gauche et, au-delà de toute la gauche, syndicalistes, militants associatifs, citoyennes et citoyens ont débattu de ce que doit faire la gauche, du rôle de la finance, de l’emploi, de l’industrie, de la santé, de l’Europe...


21 septembre 2012

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Nous ne sommes pas des opposants mais des bâtisseurs Notre problème principal n’est pas de soutenir ou de nous opposer au gouvernement de la France. Notre problème est de soutenir l’effort nécessaire pour rompre, pour changer, pour que l’esprit de défaite face aux marchés cède le pas à l’esprit de conquête d’un nouveau modèle social, économique, écologique, financier.

Nous ne nous opposons pas à un gouvernement, nous combattons une politique, l’austérité, qui enfonce l’Europe dans la récession. Nous récusons un diagnostic erroné qui confond la crise de la dette avec le vrai mal, la crise du cancer financier qui ronge le travail. Nous refusons de nous plier à la confiscation de la souveraineté populaire par une classe financière qui possède tout, les banques, les marchés financiers, les multinationales, et qui a déclaré la guerre aux démocraties et aux peuples. L’austérité n’est pas la solution

Le choc budgétaire décrété par le président de la République n’est pas, ne sera pas, le choc salutaire espéré par les Français. L’austérité appelle l’austérité, c’est la règle implacable des marchés. N’avons-nous donc rien appris des souffrances des peuples grecs, portugais, espagnols, allemands... ?

La France, l’Europe ont besoin que se lèvent à la fois un front populaire de refus de l’austérité et un mouvement de renaissance pour une nouvelle démocratie économique et sociale. Non à la régression sociale

Les ultra-libéraux et la Commission de Bruxelles veulent sanctuariser les politiques d’austérité comme seul moyen d’atteindre l’objectif d’assainissement des finances publiques. Or, ces politiques déjà à l’œuvre dans nombre de pays de la zone euro (Grèce, Espagne, Portugal, Italie …) ne font qu’aggraver la régression sociale qui entretient durablement la récession économique. Non au Traité Sarkozy-Merkel

Comme l’a déclaré la CGT, « notre peuple n’a pas voté pour cela le 6 mai dernier. Il a tout au contraire fait le choix du changement, en France et en Europe. Il est faux d’affirmer comme le fait Jean-Marc Ayrault, que ce vote « donnerait plus de force au président de la république » sur la scène européenne. Au contraire, ce traité, qui aura des conséquences directes pour la vie quotidienne des familles populaires, est une fuite en avant pour toujours plus d’austérité et de chômage. » Traité européen : il faut un référendum !

Nous n’acceptons pas qu’un traité européen impose aux peuples une politique de fracture sociale. Nous appelons la France à refuser la ratification du traité Sarkozy-Merkel. Nous appelons les parlementaires, nous appelons le président de la République qui s’était engagé à le renégocier, à respecter le mandat qu’ils ont reçu du peuple.

Nous proposons un grand débat public et contradictoire sur la nature même du traité budgétaire européen, de la règle d’or, des régressions démocratiques contre les États et les parlements. Nous demandons sa mise à disposition à l’ensemble des citoyen-ne-s afin qu’ils puissent juger par eux-mêmes. Ce processus démocratique doit être conclu par un référendum.

Une réunion publique se tiendra au Centre des Congrès de Caen le

Jeudi 27 septembre à 19 h.