EDITO Jean lebon


25 mars 2014

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La soumission du Président de la République aux injonctions patronales et de la finance soulève l’incompréhension, la colère mais aussi la résignation de ceux qui avaient voté pour le changement. Alors qu’une partie importante de l’électorat de gauche prend clairement ses distances avec François Hollande et le Gouvernement, le résultat des municipales doit contribuer à donner de la force à nos exigences d’investissements et de services publics à la hauteur des attentes, et par là-même, au rejet de l’austérité. Les orientations politiques qui seront les marqueurs de municipalités de gauche, qu’elles soient dirigées par le PCF, d’autres organisations du Front de Gauche, ou le PS, seront à coup sûr des points d’appui pour l’avenir.

Face à des choix politiques nationaux qui désorientent, et sur la base de nos propositions pour concrétiser un changement de cap à gauche, notre priorité est bien d’empêcher le retour aux responsabilités de la droite et de son extrême. En effet, le débat légitime au sein de toute la gauche qu’impose la mise en application au niveau national de politiques libérales ne doit pas conduire à occulter l’enjeu de la mobilisation électorale et des rapports de force qui se dessinent le 30 mars prochain lors du second tour des élections municipales.

Les résultats de dimanche témoignent d’un véritable danger, celui d’une abstention sur l’ensemble du territoire national et plus particulièrement sur la ville de Caen. Si cette situation venait à se confirmer au second tour, elle serait à même de modifier réellement les rapports de force. N’en doutons pas, un maintien ou pire un recul de la participation serait préjudiciable à la construction d’autres solutions politiques pour les années à venir. Je suis convaincu que le combat que nous menons pour transformer la gauche et retrouver l’espoir d’avoir une perspective de progrès social ne peut passer que par un sursaut citoyen.

De la même façon, alors qu’entre militants nos échanges se focalisent souvent sur l’avenir de la gauche, la réalité électorale doit nous sauter aux yeux : sur ce fond d’abstention, la droite est au pouvoir dans de nombreuses communes dès le premier tour et risque de gagner certaines villes dimanche prochain. Nous connaissons d’avance les choix qui résultent, dès leur élection, des municipalités de droite et d’extrême-droite. Soyons certains que dans un contexte de lutte des classes féroce, sans réel rapport de force populaire, ces municipalités de réaction appliqueront à marche forcée l’externalisation des services publics locaux et les coupes drastiques dans les dépenses publiques des collectivités.

L’absence ou l’effacement, dans les communes, d’élus communistes- front de gauche serait un coup dur supplémentaire pour nos concitoyens déjà en souffrance. Ne rendons pas la tâche encore plus facile au MEDEF, et à son Président Gattaz. Ne laissons pas de champ libre à la droite et à l’extrême-droite ! Mobilisons nous, mobilisons nos amis, nos camarades, mobilisons l’électorat de gauche qui n’a pas pris part au vote dimanche dernier, afin de faire gagner la liste « Le Caen de l’avenir » à Caen, pour faire élire des élus communistes à la ville de Caen et à l’agglomération de Caen la mer.

Les communistes et leurs élus restent plus que jamais mobilisés pour que « l’humain d’abord » devienne la priorité de toute politique. Leur proximité militante est un atout de mobilisation et d’espoir.

Pour marquer notre détermination à voir gagner la liste de rassemblement à gauche « le Caen de l’avenir » et dans le même mouvement voir l’élection d’élus communistes à Caen, je vous invite à mobiliser autour de vous pour faire voter pour la liste. Je sais pouvoir compter sur vous.