mercredi 17 juin - 20:30

La France doit soutenir le peuple et le gouvernement grecs

SOLIDARITÉ

Mercredi 17 juin, 20:30 – 23:00 Lieu : Cinéma Café des Images, 4 square du Théâtre, 14200 Hérouville St Clair, (plan) Description : Une projection unique du film SYRIZA, L’ESPOIR SUR LE FIL, écrit et réalisé par Alexandre Papanicolaou et Emilie Yannoukou (Documentaire, France/Grèce, 2013, 1h23mn VOSTF) suivie d’un débat animé par Nicolas Bénies, et la participation d’un représentant de SYRIZA

En partenariat avec le Collectif Solidarité Normandie Grèce et l’association Terre des Hommes.


Déclaration du PCF

Le PCF, réuni en Conseil national, est engagé dans la solidarité avec le peuple grec, son gouvernement et Syriza pour rompre avec les politiques d’austérité en Europe, et ouvrir une issue progressiste à la crise européenne. La mobilisation en France et en Europe pour soutenir le gouvernement grec dans les négociations européennes sera déterminante.

Syriza et le gouvernement grec respectent le mandat qui leur a été confié par le peuple grec. Ils respectent aussi les engagements de remboursement de la dette de l’État grec. La Grèce a versé 17 milliards d’euros à ses créanciers depuis janvier ; en revanche ces derniers n’ont pas effectué les versements prévus. Aujourd’hui, ils exigent d’Alexis Tsipras de nouvelles mesures d’austérité portant sur les retraites, et empêchant la reconstruction de conventions collectives. Le gouvernement grec tiendra bon, fort d’un soutien populaire très large.

La France ne peut continuer à couvrir les jusqu’au-boutistes de Bruxelles et de Berlin qui asphyxient financièrement tout un peuple, exigent de nouveaux reculs sociaux et empêchent un gouvernement de mener la politique pour laquelle il a été élu.

Notre pays doit prendre position et soutenir le mouvement de reconquête des droits sociaux et démocratiques qui émerge dans plusieurs pays, mettant en responsabilité des forces de gauche déterminées à en finir avec l’austérité et les politiques néolibérales. L’inflexibilité des créanciers de la Grèce, malgré les erreurs des politiques imposées en 2010 et 2012, erreurs reconnues par le FMI lui-même, n’a pas de cause financière ou économique, mais bien politique. Ils cherchent à imposer à tous les peuples d’Europe l’idée qu’il n’y a pas d’alternative aux politiques d’austérité budgétaire. Un accord raisonnable est cependant possible. Outre la mobilisation – cruciale – du peuple grec, celle des peuples et des forces progressistes d’Europe sera déterminante pour peser dans ces négociations.

A l’issue du Forum européen des alternatives, Pierre Laurent a lancé deux appels :

- l’un aux personnalités françaises de gauche pour une délégation commune à l’Elysée exigeant un soutien officiel de la France à la Grèce,

- l’autre à la participation des forces sociales, citoyennes, des forces progressistes françaises à la semaine de solidarité européenne avec la Grèce, du 20 au 27 juin prochains, qui sera en France marquée le 20 juin par des initiatives dans tout le pays et une manifestation à Paris.

La lutte du peuple et du gouvernement grecs contre l’austérité et pour la démocratie est celle de tous les peuples d’Europe ; c’est celle des communistes et de toutes les forces de progrès européennes pour changer l’Europe.

Résolution du Conseil national du PCF, Paris, le 10 juin 2015.

Communiqué du PCF

Solidaires des grecs pour changer d’Europe - Semaine européenne d’actions

Les jours qui viennent sont décisifs pour les Grecs et au-delà pour l’ensemble des peuples européens.

Alors que depuis son élections, Alexis Tsipras s’emploie à mettre en œuvre le programme pour lequel il a été élu, les autorités européennes s’évertuent à poursuivre leur politique d’injonctions qui a ravagé l’économie et plongé la population dans un état de grande pauvreté. Pour parvenir à un accord avec les autorités européennes, le gouvernement grec a consenti d’énormes efforts et a déjà remboursé sept milliards d’euros à ses créanciers. Mais pour la BCE, le FMI et la Commission européenne, cela ne suffit pas. Sous la houlette d’Angela Merkel et la complicité de François Hollande, ils avaient décidé, dans le plus grand secret à Berlin, d’un plan de remboursement au FMI de 1,6 milliard d’euros en quatre échéances d’ici fin juin. Depuis il a été décidé de regrouper les paiements à la fin du mois, mais le problème reste entier pour un pays épuisé par cinq années d’austérité et confronté à une grave crise humanitaire.

La semaine européenne d’actions avec le peuple grec s’ouvrira le 20 juin par une manifestation à Paris Départ 14h00 de Stalingrad en direction de République.

Le même jour, des manifestations se dérouleront aussi à Berlin, Rome et Madrid, donnant ainsi toute la mesure de l’engagement des peuples européens aux côtés du peuple grec et du gouvernement d’Alexis Tsipras.

A travers le bras de fer engagé entre Athènes et les autorités européennes, c’est l’avenir même de l’Europe qui se joue.

Si les tenants du libéralisme montrent tant d’intransigeance à l’égard du nouveau gouvernement hellénique, c’est qu’ils veulent briser toute idée de résistance et d’alternative en Europe, quitte à provoquer une rupture dans la zone euro.

Le parti communiste, avec toutes les forces européennes engagées aux côtés des grecs et de leur gouvernement, appelle toutes celles et ceux qui refusent ce chantage à s’investir pleinement dans cette mobilisation et à mettre en débat leurs propositions en matière de construction européenne. Multiplions les initiatives : rassemblements, débats, points de rencontre, distributions, soirées culturelles...

Face aux usuriers qui rêvent d’une Grèce à genoux, la solidarité du peuple français doit se faire entendre et porter haut l’exigence d’un autre avenir européen.