LA RÉFORME DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES : UN COUP D’ÉTAT CONTRE LA DÉMOCRATIE

Questions à Claudine CARIN, membre du Conseil Départemental du PCF14, Vice Présidente du Conseil Régional Nord-Pas de Calais jusqu’en 2004, Vice Présidente de l’ANECR jusqu’en 2008, répond à nos questions


18 novembre 2009

Le Président de la République a annoncé les grandes lignes d’une réforme qui lui tient à cœur, celle de la réforme des institutions territoriales, autrement dit des collectivités locales (Communes, intercommunalités, Conseils Généraux et Conseils Régionaux), avant même que son projet ne soit mis en débat devant les parlementaires.

Pourquoi une telle réforme ?

Nicolas Sarkozy continue son travail de destruction de l’organisation territoriale française : 36 000 communes (gages de liens forts de proximité entre les citoyens et leurs 500 000 élus) , intercommunalités (EPCI), pays, syndicats intercommunaux, 95 départements métropolitains, 22 régions. Une organisation qui s’est construite dans le respect des valeurs de la république et qui fait de l’originalité française, un gage de démocratie.

C’est la destruction des collectivités locales, héritage de la révolution française, qui est programmée sous les faux prétextes de réduction des dépenses publiques, et de la redondance des interventions entre les différentes collectivités.

En fait, il s’agit ni plus ni moins de museler la démocratie, de mettre un frein aux politiques mises en place pour satisfaire les besoins fondamentaux de nos concitoyens, de libéraliser les services à la population par une privatisation des missions de service public. Cela concerne tous les services de proximité répondant aux besoins des habitants, tels par exemple les cantines dans les écoles, la protection maternelle et infantile, les services aux personnes âgées, les gardes d’enfants dans les crèches, les animations de loisirs, la culture, etc,... Il s’agit d’éloigner les citoyens des pouvoirs de décision, de mettre un frein à la décentralisation par un retour à un centralisme étatique, à une concentration des pouvoirs antidémocratiques entre les mains d’un Etat au service des puissances industrielles et financières.

Cela, Nicolas Sarkozy l’a lui-même dévoilé le 22 juin dernier. Il s’agit, dit-il, de faire des économies dans 3 domaines : le service public et la fonction publique, la protection sociale et les collectivités territoriales.

Suite de l’article en pièce jointe.

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