Favoriser la croissance, la création de richesses.

Favoriser la croissance, la création de richesses et donc l’emploi, cela demande une relance de l’investissement, mais aussi une augmentation des salaires, des retraites, des minima sociaux dans le Calvados ainsi que dans tout le pays.


10 janvier 2009

Favoriser la croissance, la création de richesses et donc l’emploi, cela demande une relance de l’investissement, mais aussi une augmentation des salaires, des retraites, des minima sociaux dans le Calvados ainsi que dans tout le pays.

Notre département souffre des politiques industrielles des grands groupes industriels de l’automobile et du poids lourd répondant à la demande pressante des actionnaires à la recherche des profits maxima.

C’est dans ce contexte que le patronat a présenté aux Organisations syndicales de salariés une nouvelle “convention chômage” applicable dès le 1er janvier 2009.

Les représentants des salariés dénoncent ce qui est qualifié de progrès, à savoir, l’ouverture de “droit” dès le 4ème mois de cotisation (au lieu du 6ème actuellement) pour la première inscription. En fait, cette mesure cache une “convention à minima”, porteuse de nouveaux reculs sociaux importants.

100 000 chômeurs supplémentaires en 2009, sont concernés par cette mesure. Le coût est d’environ 270 millions d’euros en année pleine. Il serait couvert grâce aux économies réalisées par la réduction de l’indemnisation des autres chômeurs (50% d’entr’eux ne touchent toujours rien), poussés vers la sortie “du droit à l’indemnisation” le plus rapidement possible, afin d’être pris en charge par les minima sociaux tels les RMI, l’ASS ou le RSA, autant de mesures alimentées par des fonds publics, c’est à dire l’impôt des salariés !

Ainsi, ce sont les salariés qui devront financer le chômage, laissant les actionnaires engranger les fruits du travail de ces mêmes salariés, alors que le chômage est la conséquence de la recherche du profit immédiat.

Nous assistons une nouvelle fois à une manœuvre menée conjointement par le gouvernement et le patronat.

Le patronat obtient par ce tour de passe-passe ce qu’il veut : ne pas augmenter sa contribution, en refusant de prendre en charge les conséquences de sa politique destructrice d’emplois.

Ainsi, le gouvernement transfert aux départements, en charge de la politique sociale (RMI/ASS/RSA), les conséquences de la politique de l’emploi dont il est responsable, et qu’il refuse d’assumer.

“Je crois à la réforme par le dialogue social” déclarait le Président de la République le 18 septembre 2007 en s’engageant à appliquer la loi faisant obligation au gouvernement de recourir à la concertation préalable avec les syndicats, voire à une négociation pour toute réforme portant sur l’emploi et la formation professionnelle. Mais, sa volonté de passer par-dessus les partenaires sociaux, 50 ans après la création de l’UNEDIC (ce qui n’est arrivé qu’une seule fois en 1982) porte un coup fatal au dialogue social.

Le Conseil Général du Calvados est en première ligne dans la mise en œuvre des ces mesures. Le silence de la Présidente du Conseil Général est inquiétante : quelles vont être les conséquences sur la fiscalité départementale et donc sur nos feuilles d’impôts ?

Jean LEBON