EDITO


25 décembre 2012

Avec l’accord signé avec Mittal, la minable revalorisation du SMIC, le gouvernement vient de rater un rendez vous majeur avec le monde ouvrier alors que les salariés du pays, acteurs de la victoire de Mai étaient en droit d’attendre d’autres choix que le pacte de compétitivité.

Au lendemain de la défaite de Sarkozy, les politiques mises en œuvre par le gouvernement PS/EELV favorisent la résignation à gauche. Et c’est dans ce contexte que les résultats de la consultation des communistes prend tout son sens. En adoptant à 73,15% des suffrages exprimés le texte proposé par le conseil national « Il est grand temps de rallumer les étoiles - Humanifeste du Parti communiste à l’aube du siècle qui vient », ils se sont rassemblés massivement.

C’est plus vrai encore dans le Calvados où ce choix a été celui de plus de 80 % de communistes. Ce texte devient donc le bien commun de tous les communistes qui vont désormais s’attacher à l’enrichir, à le mettre en débat pour le rendre mieux encore porteur de toutes leurs ambitions.

Une ambition pour émanciper le pays et l’Europe du carcan sinistre de l’austérité libérale imposée par les puissances de marché pourtant à l’origine de la crise économique. Une ambition pour la gauche aujourd’hui mise en danger par les choix actuels du pouvoir comme en témoignent la série d’élections partielles caractérisée par une démobilisation de l’électorat de gauche et une forte progression de la droite en pleine crise de l’UMP.

Une ambition de rassemblement avec un Front de Gauche ouvert à toutes celles et tous ceux qui veulent gagner le changement en construisant ensemble l’alternative à l’austérité. Une ambition pour le Parti communiste français quasi centenaire et pourtant si jeune au moment même où la crise indique combien l’invention dans l’action d’un après capitalisme reste d’une brûlante actualité.

Dans une période qui conjugue colère et espoirs, rassemblements et fragmentations, urgences et long terme, les communistes engagés dans l’action quotidienne, dans les luttes, et tous les échelons institutionnels, communes, régions, ont besoin de prendre le temps du recul, du débat et de l’analyse dans la souveraineté et l’expression de chacune et chacun. Au travail !

Caen le 23 décembre 2012