Dépenses/Sommet européen : « désarroi provoqué par la brutalité des annonces du gouvernement »


30 juin 2012

Dans les lettres de cadrage adressées à son gouvernement, le Premier ministre annonce l’austérité budgétaire pour 3 ans. Après l’annonce d’une hausse minimaliste du SMIC, c’est une deuxième mauvaise nouvelle.

Comment le gouvernement compte-t-il relancer la croissance s’il éteint tous les moteurs possibles de cette relance ? Sans hausse des salaires, sans investissements publics, sans mobilisation du crédit bancaire, sans relance de l’emploi industriel, où sont les perspectives ?

D’autres choix sont possibles : renégocier comme promis, contrairement à ce qui est en train de se passer à Bruxelles, le pacte budgétaire européen, remettre la main sur les leviers du secteur bancaire avec la création d’un pôle public bancaire et financier pour mobiliser l’argent nécessaire, et engager une réforme fiscale très profonde.

Je comprends le désarroi provoqué par la brutalité des annonces du gouvernement.

Je dis à toutes celles et ceux qui ont voulu le changement : ne renoncez pas. Votre intervention dans les choix politiques est nécessaire, elle est urgente.

Avec les propositions du Front de gauche, nous pouvons nous rassembler et agir pour proposer d’autres choix immédiats.

Par Pierre Laurent, le 29 juin 2012