Communiqué de Presse

A la veille des fêtes de fin d’année, je pense, plus qu’à tout autre chose, aux sans abris, aux sans papiers, aux précaires aux chômeurs, aux salariés qui subissent de manière la plus brutale qui soit les conséquences de la crise.


18 mars 2008

A la veille des fêtes de fin d’année, je pense, plus qu’à tout autre chose, aux sans abris, aux sans papiers, aux précaires aux chômeurs, aux salariés qui subissent de manière la plus brutale qui soit les conséquences de la crise.

La croissance de la bulle financière et le « tout pour les actionnaires » sont la source des difficultés actuelles. Echec du libéralisme et de la finance dérégulée, renforcé par la crise systémique du capitalisme mondialisé et de sa maturation récente. Si le système capitaliste est devenu fou, ce n’est pas parce qu’il aurait dévié d’un capitalisme « normal » et « sain » comme le prétend Nicolas Sarkozy.

Dans ce contexte d’exclusion généralisée, n’est-il pas temps de mettre en place un bouclier social pour les salariés et nos concitoyens les plus en difficulté ? N’est-il pas urgent de renforcer les moyens pour l’éducation, la santé, le logement, les services publics et le pouvoir d’achat au lieu de consolider les dividendes des gros actionnaires et de distribuer des milliards d’euros aux banques sans contrôle, sans contreparties pour l’investissement et l’emploi ?

Le congrès qui vient de se terminer a travaillé en profondeur ces questions et apporte un certain nombre pistes à explorer. Il faut engager les débats avec toutes les forces de gauche, les citoyens et le monde du travail pour construire les solutions porteuses d’issues positives à la crise et porter l’ambition d’ouvrir une perspective de changement progressiste réel.

« Penser les bouleversements du monde, faire de la politique une grande affaire populaire et citoyenne, élaborer des idées d’émancipation, unir des forces de transformation susceptible de porter un projet politique, construire des majorités de changement quand l’état de la gauche donne le sentiment que c’est impossible...tout cela appelle à une organisation, un parti qui mette en commun et rende efficace l’énergie de tous ceux qui veulent contribuer à cette construction. »

Dans notre département, comme au plan national, il n’y a pas les communistes qui souhaitent transformer le PCF et les autres, il y a les communistes qui assument aujourd’hui leur diversité et qui veulent agir tous ensemble.

Nous devons orienter notre activité commune pour construire un parti d’action, de luttes, d’intervention populaire et citoyenne. Cela exige de nous tous un effort de créativité et d’ouverture. Pour cela il nous faut renforcer notre engagement politique en phase avec la société d’aujourd’hui, en phase avec les préoccupations du moment.

Notre feuille de route est prête. Il nous appartient de la mettre en œuvre à partir des situations locales, en lien avec les citoyens, de montrer qu’il n’y a pas de fatalité à la crise et que le changement est possible. C’est la tâche qui est la nôtre pour 2009.