Déclaration de Joël JEANNE. Maire adjoint de Mondeville. Président de l’Association Départementale des Elus Communistes et Républicains

Aux côtés des salariés de Valéo !


6 avril 2009

Les derniers soubresauts de l’économie locale montrent que la déréglementation généralisée fragilise un peu plus notre tissu industriel et ses salariés.

En effet, la politique des grands groupes et les choix politiques nationaux qui l’accompagnent place la rentabilité financière des capitaux et la dictature de l’actionnariat au-dessus de toute considération humaine.

Preuve en est dans notre agglomération du côté des équipementiers. Le conseil d’administration de Valéo après avoir annoncé 116 licenciements sur le site de Mondeville ne trouve pas d’autre considération que de congédier son PDG avec un airbag doré de 3.2 millions d’euros. L’indignation des salariés de Mondeville rencontrés aujourd’hui à la porte de l’entreprise est légitime.

Le gouvernement 2ème actionnaire de Valéo, qui vient d’y injecter 19 millions d’euros, s’est jusqu’ici bien gardé de contester la suppression de 1600 postes de travail en France, alors qu’en 2008 le groupe distribuait 100 millions d’euros de dividendes à ses actionnaires. On peut, aujourd’hui, parler de bal des hypocrites chez Valéo où l’indemnité de départ du PDG serait utile à l’emploi et au pouvoir d’achat des ouvriers, techniciens, cadres qui chaque jour, conçoivent, fabriquent, commercialisent des productions de pointe.

Je comprends l’écœurement des salariés aujourd’hui dans l’action. Au moment où l’Europe de la concurrence libre et non faussée veut relancer Bolkenstein, il faut, comme l’ont proposé, ce jour au Sénat les parlementaires communistes et républicains, abroger le bouclier fiscal, supprimer les parachutes dorés et ainsi faire reculer l’emprise du capital financier sur la vie de milliers de salariés.

Il faut que cesse ce déni de justice sociale et ce détournement de sommes gigantesques au profit d’une infime minorité de privilégiés. Le 7 juin prochain, les salariés de Valéo comme tous les citoyens de notre département auront l’opportunité, à l’occasion des élections européennes de repousser ces pratiques intolérables, de faire front pour l’emploi et d’agir avec le Front de Gauche pour changer d’Europe.

Caen, le 26 mars 2009 06 75 08 68 26