Communiqué de presse

Marie-Jeanne Gobert, Vice-présidente PCF, à la Jeunesse, aux Sports et à la Vie associative Conseillère Municipale de Caen


22 avril 2014

Se mobiliser contre le sous-Smic du MEDEF

Le patronat vient de se prononcer pour l’instauration d’un « sous-Smic jeunes » pouvant s’étendre à d’autres catégories d’âge. Cette annonce n’est ni un scoop, ni une provocation.

Ce n’est pas un scoop : elle trouve sa raison d’être dans le pacte de responsabilité du Gouvernement qui allège au maximum les charges patronales pour mieux protéger le niveau sans cesse croissant des dividendes versés aux actionnaires des grandes entreprises.

Cette harmonisation sociale vers le bas est appliquée depuis des années, or le chômage continue de croitre, notamment dans les quartiers populaires (plus de 25% à la Guérinière). La Région a fait de la jeunesse son fil rouge. Pour autant, malgré les moyens importants qu’elle consacre aux politiques de la formation et de l’apprentissage (152 millions d’euros) et à celles de l’éducation et de l’enseignement supérieur (175 millions d’euros), elle reste confrontée à un fort taux de départ des jeunes, notamment parmi les diplômés, dont la rémunération n’est pas en adéquation avec leurs qualifications.

Cette annonce n’est pas une provocation : la victoire de la droite lors du scrutin des municipales rassure le patronat et le conforte dans sa volonté d’obtenir de nouveaux cadeaux en matière de flexibilité du travail. Après le Contrat d’Insertion Professionnelle (CIP en 1995) et le Contrat Première Embauche (CPE en 2006), le MEDEF remet le métier sur l’ouvrage. La jeunesse ne s’est pas trompée en s’opposant à l’époque majoritairement à ces contrats au rabais. Nul doute qu’elle saura retrouver les voies de la mobilisation et du rassemblement contre toutes les politiques libérales. La jeunesse doit être reconnue dans ses droits et considérée comme une ressource pour le pays. C’est le défi à relever pour nous tous.