COMMUNIQUE DE PRESSE

30 ans des restos du cœur : une réalité douloureuse qui signe l’échec d’une politique


25 novembre 2014

La pauvreté explose, 1 million de personnes vont encore recourir cette année aux restos du cœur, qui servent 130 millions de repas. Et cette association, comme de nombreuses autres, ne pourront plus faire face d’ici un an ou deux, car elles subissent, elles aussi, l’austérité. Aujourd’hui quatre millions et demi de personnes survivent avec les minimas sociaux. Trois millions de jeunes vivent sous le seuil de pauvreté. Les fins de droits ont augmenté de 56 % depuis 2008, ce qui explique le recours aux associations qui sont souvent la dernière branche de survie. Combien de drames humains derrière ces chiffres ?

Cette réalité douloureuse signe l’échec d’une politique : celle d’un gouvernement dont la boussole n’est pas le développement humain mais la courbe des profits des grandes entreprises, au nom de la compétitivité. C’est ainsi que les profits explosent et que 67 personnes détiennent dans le monde autant de richesses que la moitié de la population de la planète.

Les associations sont elles aussi impactées négativement par cette politique. Quatre associations humanitaires ont dû batailler ferme, avec la soutien des députés de la GUE, pour maintenir l’aide alimentaire européenne menacée de forte réduction. Elles subissent le recul des subventions publiques au profit des appels à projets et du marché, le recul des dons à cause de l’austérité, malgré la générosité des Français. Il faut là aussi une autre politique pour favoriser la vie associative, élément important du développement économique, social et de la vie démocratique. De premières mesures pourraient être prises, qui sont dans le rapport parlementaire présidé par Alain Bocquet.

L’explosion de la pauvreté est un drame social et humain. C’est aussi un drame économique. Il est grand temps de promouvoir une alternative sociale, écologique, politique à ce pouvoir et à sa politique .