BULLETIN DES ELUS COMMUNISTES ET REPUBLICAINS DE BASSE NORMANDIE

Session plénière du Conseil Régional de Basse-Normandie 21 et 22 avril 2011 Déclaration de Pierre MOURARET sur la Ligne Nouvelle Paris-Normandie. LNPN.


13 octobre 2011

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Extrait de la déclaration de Pierre MOURARET. Document complet en "pièce jointe"

« Cette liaison nouvelle n’est pas un TGV et les mots ont leur importance. Ce train, ne roulera pas à 300 à l’heure, c’est inutile et coûteux. Ce qu’il nous faut c’est un train rapide et sûr, qui arrive à l’heure. La LNPN qui roulera à 250km/h peut nous le permettre et nous avons besoin d’une ligne nouvelle pour rentrer dans Paris dans de bonnes conditions, assurer la liaison avec les deux Normandie et relier équitablement Caen et Le Havre.

Cette liaison nouvelle peu nous apporter la régularité, la fiabilité et la rapidité qui aujourd’hui nous font défauts et qui sont indispensables pour favoriser le transfert modal et réduire les émissions de CO². Cette liaison ferroviaire modernisée est totalement indispensable pour le développement économique, l’arrivée de nouvelles activités et pour que nos jeunes ne continuent pas à quitter le territoire pour aller chercher du travail ailleurs.

Dans le Schéma Régional d’Aménagement du Territoire, le SRADT, nous avions acté que le raccordement de notre Région aux grands axes de communication dont la liaison ferroviaire est une composante, était un élément essentiel pour l’avenir de notre région.

J’insisterai aussi, sur l’équité et la solidarité entre les territoires qu’il faut à mon avis opposer à la mise en concurrence des territoires. Le premier projet annoncé par le Président de la République lors de sa venue en Normandie était une liaison Paris – Le Havre en 1 heure passant par le Nord de la Seine et qui mettait hors jeu Rouen et Caen ! Si nous n’avions pas immédiatement réagi avec vigueur, proposé un autre tracé, nous ne serions pas aujourd’hui dans le débat et le tronçon Mantes / Paris, indispensable pour améliorer notre liaison ferroviaire avec la capitale serait faute de moyens repoussée aux Calendes Grecques.

Enfin, la ligne nouvelle pour pouvoir exister, a besoin du Havre, de Rouen mais aussi de Lisieux, Caen et Cherbourg. Elle doit offrir les mêmes performances pour Caen et Le Havre et avancer du même pas en Haute et en Basse Normandie. C’est une condition d’équité et d’efficacité car sans le concours financier de tous, le projet ne se fera pas.

Cela m’amène pour conclure à faire un point sur les financements. Certes, en période de crise comme aujourd’hui, il est toujours complexe de parler de financements de cet ordre. Mais nous sommes là sur des temps longs. S’il avait fallu raisonner à la sortie de la guerre en pensant simplement à l’économie du pays, les élus de l’époque n’auraient pas fait la sécurité sociale, les services publics et lancer les grandes infrastructures indispensables pour l’avenir.

Ces investissements sont nécessaires, on peut dégager des financements : La TIPP c’est 17 millions d’euros par an que l’on peut consacrer au ferroviaire. Nous avons décidé, la grande armature routière de désenclavement de la Basse Normandie étant réalisée, d’abandonner au fur et à mesure les investissements que nous faisions sur les routes. Cela représentent 11 millions d’euros par an. Enfin, il faut également ouvrir le débat sur d’autres ressources pour le financement du ferroviaire telles que ; un emprunt national, un emprunt régional, le versement transport…

Mais, bien sûr, nous comptons aussi sur 2012 pour desserrer les contraintes vis-à-vis des collectivités locales, car sans cela, ce projet serait mis en difficulté, ainsi que tous les autres projets que nous pourrons avoir.  »